Le premier épisode de Looking m’avait laissé sur ma faim, le deuxième commence à me remplir un peu plus l’estomac.

Commençons par Patrick (Jonathan Groff). Après son rendez-vous raté avec le médecin odieux, il va enfin avoir un vrai rencard avec Richie le beau gosse latino qui lui a fait du rentre-dedans dans le bus. Une remarque de son désormais ex-coloc Agustin l’interpelle: si Richie (lire une interview de l’acteur) est vraiment mexicain, il n’est sans doute pas circoncis… Ce qui pour les américains, quasiment tous circoncis dès le plus jeune âge, demeure assez exotique. Comme lors du premier épisode avec le lieu de drague, c’est l’évocation de ce sujet – après une longue série de maladresses il est vrai – avec Richie qui fera capoter le rendez-vous…

Vraiment pour chipoter, on notera au passage deux petites incohérences: Patrick a l’air de s’étonner que Richie n’ait pas sa casquette sur la tête. Or à la fin de l’épisode 1, Richie ne porte déjà plus sa casquette… Donc ça ne devrait pas être une découverte. Ensuite, on voit Patrick en train de dessiner un personnage de jeu vidéo, alors qu’on nous l’a présenté comme level designer – ce qui n’est pas la même chose (m’a-t-on dit).

Dom se fait un plan cul. Scène relativement longue dont on ne voit guère l’intérêt si ce n’est la conclusion (et encore): « je suis idiot de penser que tirer un coup allait résoudre tous mes problèmes ». La confrontation avec son ex se révèle plus captivante en revanche. D’abord surpris par le ton tout mielleux du mec qu’il n’avait pas vu depuis plusieurs années, il se rend compte en discutant avec sa coloc qu’il s’est fait avoir. La gentillesse et la contrition apparente ne sont que l’autre face du pervers narcissique.

La grande affaire d’Agustin dans cet épisode, c’est son emménagement chez Franck. Le « Agustin & Patrick Forever » sur la cheminée est un peu too much, mais passons. Après quelques scènes Agustin-Patrick-Dom où l’on commence à percevoir l’alchimie entre les personnages, on assiste à son installation chez Franck. Une installation « normale », avec une soirée « normale » devant la télé. On ne peut pas faire un plan à 3 tous les jours…

Petit à petit les éléments se mettent en place pour que l’histoire décolle… Une petite frustration tout de même: le format est bien trop court.