Le festival s’est ouvert hier avec le joli film néerlandais Zomer. C’est l’histoire d’une bourgade des Pays-Bas, où la vie tourne autour de sa centrale électrique et de la religion. Forcément quand on y est ado… on s’y ennuie. C’est le cas pour Anne, que sa famille et ses amis surnomment Muette. Jusqu’au jour où débarque une jeune brune à moto.

Après la projection, les festivaliers ont pu se retrouver au Red Kafé, rue Halévy. L’occasion de discuter avec les responsables du Centre LGBT, qui a été légèrement vandalisé dans la nuit (un pot de peinture a été renversé sur la boîte aux lettres et le sol devant le Centre avec, le pot vide posé bien en évidence). Mais aussi, Cyril, du Groupe Azur Inter-Sports. Tous confirment travailler en bonne intelligence avec la mairie, ce qui ne lasse pas d’étonner, vu sa couleur politique assez marquée à droite.

Ce vendredi, le jury a déjeuné avec Benoît, le directeur artistique du festival pour faire le point sur l’organisation, les prix. Il y en aura 4: meilleur long-métrage, meilleur court, meilleur documentaire et mention du jury. Nous sommes libres d’ajouter un ou plusieurs prix si nous le souhaitons, tout en restant raisonnables!

La journée cinéma débute à 17h avec la première des trois séries de courts. Très belle première sélection. Espérons que les deux autres seront de ce niveau-là. Projection ensuite du film Of Girls and Horses (photo ci-dessus), où l’on y voit fort logiquement des jeunes filles et des chevaux, le tout dans la campagne allemande. Le film étant en compétition, je n’en dis pas plus. Peu d’hommes dans la salle pour ce film lesbien. La séance suivante, en revanche, fait le plein de mâles. Dans Land of Storms (bande annonce ci-dessous), on peut en effet suivre l’histoire d’un footeux qui se retire dans une ferme et qui rencontre un autre beau gosse. Men will be men…

A noter que la ville de Nice accueille ce week-end un nouveau voyage de presse pour la presse LGBT (après celui organisé pour le Queernaval), afin de promouvoir le festival et la ville… Pour attirer les homos, les autres villes françaises n’ont qu’à bien se tenir!

La soirée doit se terminer au bar Le 6. C’est là-bas, me dit-on que Lisa Angell, la représentante de l’Eurovision 2015, a jadis fait ses gammes. Je crois effectivement me souvenir d’une jeune femme qui donnait de la voix debout sur le bar, il y a une dizaine d’années. D’un bar gay à l’Eurovision, quoi finalement de plus logique?