C’est la première vraie belle journée à Nice depuis le début du festival. La tentation est grande de lâcher deux secondes les salles de cinéma ou les écrans d’ordinateur pour aller se baigner, surtout lorsqu’on se rend au cinéma de Beaulieu sur Mer pour une projection privée. La petite plage en contrebas du cinéma et du casino n’est pas encore occupée par les touristes et fait décidément bien envie. Suivant le conseil d’Oscar Wilde, certains membres du jury ont d’ailleurs cédé à la tentation… En parlant d’histoire, j’ai appris ce week-end que Magnus Hirschfeld était mort à Nice. Il a vécu dans un immeuble sur la Promenade des anglais. Sa tombe se trouve dans le cimetière de Caucade dans l’ouest de Nice. La semaine prochaine, cela fera 80 ans qu’il est mort. Un sujet s’impose.

Dans quelques minutes, je file au vernissage de l’expo de Tom de Pékin, intitulée Décors Montagneux. Hâte de découvrir le travail de Tom, qui avait signé l’affiche de l’Inconnu du Lac et avait provoque un petit scandale chez les cul-serrés de Versailles et Saint-Cloud.

A 19h, le festival propose Stand, de Jonathan Taieb. Le film tournée avec une équipe réduite et en quelques jours en Ukraine évoque l’homophobie en Russie. Le réalisateur racontait hier lors d’un déjeuner que faute de soutien de la part de l’establishment du cinéma français, il est obligé de faire lui-même le distributeur et donc d’aller démarcher les salles une à une.

A 21h, ce sera Global Gay (qui n’est pas en compétition), le documentaire tiré du livre de Frédéric Martel.