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MON BLOG PERSO
Et pas celui d'un autre, par Xavier Héraud
Séries | 13.05.2016 - 11 h 04 | 1 COMMENTAIRES
Goodbye The Good Wife

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The Good Wife, c’est fini… Bien sûr, pour moi Six Feet Under, Les Sopranos, The West Wing et The Wire restent indétrônables… Mais The Good Wife occupe une place particulière dans mon panthéon des séries personnel.

Pour une raison simple: c’était la série qui m’a fait du bien, 22 lundi soir par an, pendant 7 ans. Je suis d’accord avec beaucoup des points soulevés par cet article sur Serial Critics. Trop souvent lors des deux ou trois dernières saisons, les scénaristes ont donné l’impression qu’ils naviguaient à vue, ne sachant pas trop comment conclure certaines intrigues ou quoi faire de certains personnages. A cet égard, le personnage génial de Kalinda (Archie Panjabi) représente sans doute le plus gros gâchis de toute la série. Dès que son lien avec le personnage principal Alicia Florrick a été brisé, Kalinda a erré d’enquête en enquête sans jamais trouver une raison d’être (pour celles et ceux qui veulent savoir ce qu’est devenue Kalinda: un peu de fan fiction). Mais je crois comprendre que l’inimitié entre Archie Panjabi et Julianna Margulies y est pour beaucoup…

Au final, la force principale de la saga restera bien la géniale galerie de personnages qui la composait, interprétés par un cast brillant. Cela vaut autant pour les rôles principaux (Margulies/ Alicia Florrick, Diane Lockhart par Christine Baranski, etc.) que les rôles secondaires ou les guests. Je pense notamment aux avocats ou aux juges qui revenaient régulièrement (Louis Canning par Michael J. Fox, Elsbeth Tascioni par Carrie Preston, le juge Abernathy par Denis O’Hare et bien d’autres). La juge la plus mémorable reste peut-être l’Honorable Patrice Lessner, qui demandait à l’accusation et à la défense de terminer ses affirmations par l’expression « In my opinion » et ne manquait pas de réprimander ceux qui ne s’y pliaient pas.

Il y a aussi quelques épisodes extraordinaires. La mort surprise de Will Gardner bien sûr, mais aussi cet incroyable épisode qui semblait annoncer l’affaire DSK avant tout le monde. J’en oublie certainement. Dans la dernière saison, la confession d’Eli Gold à Alicia Florrick restera comme un grand moment d’émotion.

Dommage que le dernier épisode, sans doute meilleur sur le papier qu’à l’écran, soit un peu raté. C’est écrit comme un second départ alors qu’on aurait aimé une fin, une boucle qui se boucle alors qu’on aurait aimé que la boucle soit cassée une bonne fois pour toutes. The Good Wife gone bad. Peut-être un peu trop simple. Qu’importe. Après tout, là aussi, la destination compte moins que le trajet. Et le trajet été excellent, merci.

Séries | 01.03.2014 - 12 h 30 | 0 COMMENTAIRES
Looking, épisode 6: 40 ans

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« Tu sais qu’à 40 ans, Grindr t’envoie un certificat de décès par mail? » Dom n’échappe pas au sport national gay: de se plaindre de son âge dès que l’on a passé les 23 ans et demi.  Notre barman moustachu tente bien de faire bonne figure, mais pour lui qui, de l’aveu général, est plutôt habitué à coucher avec des mecs de « la moitié de son âge », la pilule a un peu de mal à passer… Lynn, qui a déjà sauté l’obstacle décennal suivant, lui dit gentil de se détendre et de s’amuser, au lieu de se plaindre.

Si Dom est chez Lynn, c’est qu’il doit rencontrer des investisseurs potentiels pour son restaurant. Avant de parler business, ces derniers, un couple gay un peu âgé, se remémorent une anecdote avec Mama José, alias José Sarria, récemment disparu. Dom a le malheur de dire que « Mama José » sonne comme un vieux boui-boui de tacos. Il se prend un scud en retour: « C’était une vétérane de la seconde guerre mondiale, elle a bien mérité de choisir comment on devait l’appeler. » Bim. Dom semble en tout cas très à son aise avec Lynn. A tel point que Doris lui fait remarquer plus tard qu’il a l’air béat d’une femme enceinte. « Tu sais que les gays peuvent être amis sans coucher ensemble? », lui fait remarquer Dom. Elle semble au courant.

Pendant ce temps-là, Patrick et Richie font la popotte et se retrouvent confrontés au moment délicat où l’on doit décider quand de « célibataires » on passe à « en couple ». Patrick évoque de la fête d’anniversaire de Dom et prévient Richie que ses amis se comporteront peut-être de manière bizarre, étant donné que c’est la première qu’il leur présente un boyfriend. « Qui a dit que j’étais ton boyfriend? », rétorque Richie, un brin cruel. Oups. Mais c’était pour blaguer, lol. Et le lendemain matin, Richie lui offre un « scapulario » à 4 dollars en guise de cadeau de boyfriend.

Agustin, lui, commence à examiner les photos qu’il a prise en suivant CJ, le travailleur du sexe. Il n’est pas très content de lui. Franck essaie de le rassurer mais glisse malencontreusement qu’il trouve CJ « hot ». Agustin prend la mouche instantanément et laisse ce pauvre Franck, qui voulait bien faire, déconfit. Note pour plus tard: quand un artiste vous montrer son travail, toujours opiner du chef en disant que c’est bien et surtout rester dans des termes très vagues.

Tout ce beau monde se retrouve au Dolores Park, dont la population rappelle celle qu’on peut trouver un dimanche d’été aux Buttes Chaumont… Agustin et Richie s’écharpent vite et ça ne va pas s’arranger. Petite discussion ensuite sur l’annonce de messagerie de Patrick, que tout le monde s’accorde à trouver très gay, à l’exception d’Agustin:

« Agustin: Ta messagerie n’est pas gay.

Patrick. Merci.

Agustin: De rien. C’est juste qu’il passe son temps à faire semblant d’être super actif comme si c’était comme ça que tout le monde doit être.

Richie: Qui dit qu’il fait semblant?

Tout le monde: Oooooh! »

Peine perdue. Richie conclue d’un « je trouve que ta voix gay est très sexy ». Et Patrick de se lancer dans un petit numéro très embarrassant où il se met à faire la folle. Embarrassant non pas parce qu’il fait la folle, mais qu’il semble mal à l’aise avec ça. Preuve qu’une fois de plus Looking touche assez juste, tant cette question du viril/non viril est prégnante dans la communauté.

C’est à ce moment que surgit à nouveau, Kevin le boss de Patrick (Russell Tovey), qui en profite pour lui présenter son mec, un grand gars baraqué. Mauvaise nouvelle, ce dernier vient vivre à San Francisco de manière permanente. Patrick a le plus grand mal à cacher sa gêne. Il est vite rejoint par Richie et le sentiment de gêne ne s’améliore pas. C’est la première rencontre Richie-Kevin, et notre petit doigt nous dit qu’il y en aura d’autres et qu’elles ne seront pas toujours aussi cordiales.

Retour à l’anniversaire de Dom. Il reçoit des fleurs de Lynn. Doris jubile. Patrick demande à Agustin ce qu’il pense de Richie et la réponse n’est pas très  plaisante. Pour lui, Patrick utilise ce « pauvre garçon » pour prouver quelque chose à ses amis. Richie entend la fin de la conversation et vient demander des comptes. Patrick et Richie s’en vont, fâchés avec Agustin. Un peu plus tard, Richie fait sérieusement la gueule et se demande si Patrick n’a pas honte de lui. « Pato » sort l’arme ultime: « tu veux m’accompagner au mariage de ma sœur? » Cela manque de se retourner contre lui, mais ça passe. Pour le moment. La dernière image que l’on voit de lui le montre nu devant un miroir, interrogatif.

Karma is a bitch et Agustin l’apprend à ses dépens. Il a voulu présenter CJ à son mec. Et les deux connectent instantanément. Si bien qu’ils se retrouvent à faire un plan à trois qui devient vite un plan à 2 entre CJ et Franck, avec Agustin relégué au rôle de spectateur. Il voulait de l’intimité… il est servi.

Retour chez Lynn. Les investisseurs ne sont pas intéressés, alors Lynn proposent à Dom qu’ils y aillent « tous les deux ». Subjugué, Dom embrasse son futur associé, qui le repousse gentiment, au prétexte qu’on ne mélange pas business et sexe. Mais combien de temps vont-ils tenir? L’évolution du personnage de Dominic est une belle surprise de Looking. Le personnage du Dom Juan, qui en vieillissant, pouvait sembler un brin convenu, mais l’intrigue qui le confronte à un homme plus âgé que lui est bien pensée.

Le trailer du 7è épisode:

http://www.youtube.com/watch?v=sQVUblPHy3g

 

 

Séries | 21.02.2014 - 19 h 14 | 0 COMMENTAIRES
Looking, épisode 5: Chaque jour est comme un dimanche (ou devrait l’être)

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« Les épisodes de Looking sont comme de petit films indépendants d’une demie-heure », a récemment déclaré Michael Lannan, l’un des producteurs de la série. C’est particulièrement vrai pour ce cinquième épisode, véritable Weekend bis. Et pour cause, c’est Andrew Haigh, le réalisateur de Weekend, qui l’a entièrement écrit. Pour cet épisode, exit les seconds rôles, Agustin, Dom, etc. On n’y voit que Patrick et Richie et les premiers moments de leur relation.

Les amants se réveillent chez Richie, qui a un appartement un peu pourri, mais que Patrick dit (ou feint d’) adorer. Ce dernier tente d’aller au boulot – on a droit à un plan furtif sur ses fesses, mais Richie lui fait d’abord le coup de « je chante nu en m’accompagnant à la basse », puis « je suis trop excité, tu ne peux pas me laisser comme ça ». Patrick cède dans un premier temps, puis fini par mettre les voiles, avant de rebrousser chemin quelques mètres plus loin. Au diable le boulot, au diable son patron maqué qui flirte avec lui, vive l’amour.

Richie accueille ce retour avec enthousiasme et gratifie notre « level designer » d’une petite gâterie. Une gâterie qui va jusqu’au bout puisqu’à la surprise de Patrick, Richie « avale ». S’ensuit une petite discussions sur le sujet. « As-tu mangé de l’ananas hier? Parce que je sens toujours ton… « , s’enquiert ce petit coquin de Richie.

Plus sérieusement, Patrick ne trouve pas ça très safe. Richie a peur d’être pris pour un « puto », une salope qui avale tout ce qui passe… Les deux évoquent ensuite brièvement le VIH. L’ex de Richie était séropo, donc il sait gérer ce genre de chose, contrairement à Patrick qui se dit assez flippé.

Petite balade dans la rue. Patrick appelle le boulot pour dire qu’il ne viendra définitivement pas. Richie l’emmène dans un endroit surprise. Avant la surprise, petit détour par le planetarium. Après avoir partagé quelques souvenirs d’enfance, Richie évoque le moment qu’ils sont en train de vivre avec cette phrase définitive: « C’est comme la fois où Ross a emmené Rachel pour un rencard ».

PATRICK EST ACTIF
La question cruciale de savoir qui fait Rachel et qui fait Ross mène à la discussion actif / passif, finalement rarement abordée à l’écran, en tout cas pas avec cette finesse. Si vous vous posiez la question, les scénaristes vous le révèlent enfin: Patrick est actif! Richie, qui s’en contente a priori (même s’il avait imaginé le contraire), aimerait tout de même bien le faire passer à la casserole. Et pour ce faire, tous les coups sont permis, y compris la culpabilisation, en suggérant l’idée que Patrick puisse avoir « la honte du passif ».

Extraits de ce dialogue savoureux:

« C’était un peu une surprise pour être honnête.

– Mon dieu, pourquoi tout le monde pense ça? C’est quoi le truc avec mon cul qui hrule le fait que j’ai envie de me faire baiser?

– Pas besoin d’avoir honte.

– Je n’ai pas honte!

– Ok. Il n’y aucun problème avec le fait de ne pas être branché par ça.

– Ce n’est pas que je ne suis pas branché par ça, c’est juste que je n’aime pas vraiment ça. C’est un peu étrange.

– Etrange comment?

– Ca peut rentrer. Mais dès que c’est à l’intérieur je pense « sors la, sors la, SORS la! »

– Tu penses que tu serais gêné si tes parents pensent que tu es passif?

– Non… Ok peut-être un peu.

– Tu as la honte du passif. »

Et Richie de se lancer dans un bref plaidoyer pour la versatilité, tout en reconnaissant qu’habituellement « il est plutôt Rachel ». Nouvelle balade. Cette fois, les deux amants abordent la question du mariage et des enfants. En passant, l’air de rien, Richie attrape le petit doigt de Patrick… et les deux continuent la balade en se tenant la main.

Petite parenthèse: le site gay Queerty a enquêté sur le sujet de la « honte du passif » (“Looking” Opens Our Minds—And Other Body Parts—To The Subject of “Anal Shame”). Fin de la parenthèse.

Ils arrivent sur le lieu surprise. Un très bel endroit, avec une vue magnifique sur l’océan. Puis Richie parle de sa « senora », sa voyante. Patrick se moque, mais Richie dit que ça l’aide… Ils s’y rendent tous les deux, mais s’aperçoivent finalement que Patrick ne parlant pas espagnol, la consultation risque d’être compliquée.

Dernière séquence au lit. Patrick explique à Richie qu’il aimerait bien être passif avec lui… « mais pas aujourd’hui ». Comme on dit, les promesses n’engagent que ceux qui les croient… Richie sera donc Rachel pour encore au moins une nuit (et probablement beaucoup d’autres). Le latino sort une capote et la lance au visage de Patrick. Qui rit. Cut sur le générique avec Everyday is like sunday, de Morrissey, en fond sonore.

Dans la chanson de l’ancien chanteur des Smiths les « sunday » sont « silent and gray ». Tout le contraire de cet excellent épisode.

Séries | 14.02.2014 - 18 h 33 | 1 COMMENTAIRES
Looking, épisode 4: le pouvoir du gilet en cuir

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La température monte doucement mais sûrement entre Patrick et son boss Kevin (Russell Tovey, parfait). Au début de l’épisode, ils sont seuls, un dimanche, au bureau. Ils testent un jeu. Kevin n’est pas satisfait du jeu et veut annuler la présentation prévue pour le lendemain. Patrick lui dit qu’on doit pouvoir faire quelque chose.

Dehors aussi, la température monte. C’est la Folsom Street Fair, la célèbre fête du cuir de San Francisco. Entre les deux, le flirt se fait un peu plus poussé, comme en témoigne ce dialogue:

« Patrick:  – J’ai toujours eu un faible pour les vieux mecs qui se masturbent dans des chaps sans cul.

Kevin: – Je suis sûr que tu as des chaps sans cul dans ton placard.

– Peut-être que oui et peut-être… que oui. »

Puis Kevin se confie un peu sur sa vie de couple. Cela fait deux ans qu’il est avec son mec… et quand on parle du loup, ce dernier passe un coup de fil. Kevin doit aller le rejoindre et laisse Patrick en plan, mais pas avant que l’on ait compris que le boyfriend est potentiellement relou  et que du coup il y aurait peut-être moyen de moyenner…

LE GILET EN CUIR
Patrick en profite pour rejoindre Agustin, la coloc de Dom et un ami geek, Hugo. Ils font un détour par la case boutique de fringues cuir, histoire de se mettre au goût du jour. Patrick n’est pas très partant pour enfiler un gilet en cuir, il accepte ensuite de le mettre par dessus son polo – hello?! – et ensuite sans t-shirt. Et il fait drôlement bien. Jonathan Groff n’a pas lésiné sur les pecs à la salle de sport. Autant que ça se voie.

Agustin entraîne Patrick vers le stand Rentboy.com pour y revoir CJ, le travailleur du sexe rencontré au café. Ce dernier signe des autographes. Agustin lui propose d’aller prendre un verre. CJ accepte à condition qu’on lui payer à manger. Il n’y a pas de petit profit, même à 220 dollars de l’heure. Agustin lui fait part de son projet artistique: le suivre pour comprendre ce qui se joue avec ses clients. « Es-tu sûr que tu ne veux pas juste me baiser », lui rétorque l’autre. Agustin en fait des caisses pour le convaincre et va même jusqu’à manger le bout de viande que lui tend sa muse potentielle, alors qu’il est végétarien. Pas impressionné, CJ conclut devant un Agustin dépité: « mon tarif est de 220 dollars de l’heure (au cas où on ne l’aurait pas encore compris), qu’on baise ou pas. » Aucune sensibilité artistique, ce garçon.

Agustin et Patrick lèvent le camp. Le bout de viande ingurgité a visiblement des effets dévastateurs sur les intestins du latino et ils sont obligés de se rabattre en urgence sur le bureau du boulot de Patrick. S’ensuit une petite séance aux toilettes dont je vous fais grâce.

INTIMITÉ
Ils reparlent du projet artistique d’Agustin. Ce que fait CJ relève de l’intimité pour l’artiste. Patrick se montre sceptique. Il se prend un ou deux scuds en retour. Il ne connaît rien à l’intimité, n’a jamais eu un copain plus de 6 mois et a une relation imaginaire avec son boss:

« Tu peux flirter avec lui au bureau et lui il peut rentrer à la maison avec son mec. »

Patrick encaisse.

Ils sont rejoints par Hugo et la coloc de Dom (dont j’oublie toujours le nom) qui lance un « Oh my god » toutes les deux répliques. Trop regardé la Revanche d’une blonde? Evidemment, Kevin fait un retour inopiné, qui met Patrick, toujours vêtu de son gilet en cuir, dans l’embarras. Comme d’habitude, Kevin se délecte de cette gêne et sans aucun doute de ce qu’il peut apercevoir du torse de son employé.

PERI-PERI-RATEAU
Pendant ce temps-là, Dom fait un tour chez le fleuriste. Il veut revoir Lynn, le mec de 50 ans et des poussières qu’il a rencontré au sauna. Il tombe sur l’associé bitchy de Lynn, qui lui fait savoir 1) que Lynn a l’air plus jeune que lui mais ne l’est pas. 2) que Lynn est célibataire. 3) que Lynn est libre pour déjeuner. Dom et Lynn vont déjeuner. Dom raconte son enfance dans le restaurant de son père, qui faisait un délicieux poulet Peri-Peri. Comme beaucoup de téléspectateurs, Lynn n’a jamais entendu parler de poulet Peri-Peri. C’est une spécialité portugaise (et africaine, selon Google). BREF. Dom explique à Lynn qu’il voulait le voir pour lui demander des conseils business. Le fleuriste fait le mec blessé mais dit qu’il plaisante – mais il est peut-être blessé quand même. Toujours est-il que Lynn promet de lui filer un coup de main. Au moment de se quitter, Dom lui demande ce qu’il fait ce soir:

« On pourrait être juste toi et moi et du poulet Peri-Peri »

Insensible à une perspective si alléchante, Lynn lui demande ce qu’il fait, lui rappelle qu’il (Dom) n’est pas intéressé et lui dit qu’il jettera un œil à son business plan, pouint barre. Bim un rateau dans les dents du serveur moustachu. Pour autant, la question reste entière. Dom se laisse-t-il séduire par le fleuriste? Est-il opportuniste? Les deux? Réponse dans les épisodes suivants.

Retour au bureau pour Patrick et Kevin. Le flirt continue mais Kevin va trop loin (parler de son mec au garçon que l’on veut mettre dans son lit n’est généralement pas une bonne idée). Patrick met brutalement fin aux échanges et s’esquive le plus vite possible.

Il retrouve Agustin, Franck et les autres (mais pas Dom) dans un club. Et, merci aux scénaristes, il a remis son petit gilet en cuir. Tout le monde va danser quand Patrick s’arrête net. Il aperçoit un peu plus loin Richie, le beau latino qui l’avait séduit dans le bus et avec qui ça avait mal tourné (voir épisode 2). Richie est en débardeur et il a sa casquette. Le coefficient de sexyness est donc au top. Encouragé par Franck, Patrick va s’excuser, et lui dit qu’il n’était pas lui-même le dernier soir où ils se sont vus. Est-ce l’effet du gilet en cuir? Richie finit par arrêter de faire la gueule et on termine l’épisode sur une image de Patrick et Richie qui dansent langoureusement l’un tout près de l’autre.

Kevin n’a qu’à bien se tenir.

Séries | 07.02.2014 - 17 h 32 | 1 COMMENTAIRES
Looking, épisode 3: « On dirait un Will Smith Blanc »

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C’est dans ce troisième épisode que Russell Tovey, annoncé comme l’une des stars de la série, entre en scène. Il interprète Kevin, le nouveau boss de Patrick, que ce dernier drague avec sa maladresse coutumière, avant de comprendre à qui il a à faire. Le personnage de Russell Tovey a l’air aussi sûr de lui et cool que celui de Jonathan Groff est emprunté. La différence avec les précédents mecs que Patrick a rencontré, c’est que Kevin comprend qu’il s’agit juste de maladresse, et s’en amuse. Comme en témoigne la scène où Kévin épluche devant le level designer son historique de navigateur et prend un malin plaisir à relever les sites de rencontres qui y apparaissent.

Un peu plus tard, Patrick montre à Agustin une photo de Kevin:

« – Tu coucherais avec lui?

– Oui

– Vraiment? Avec ces oreilles? Ses oreilles sont grandes!

– Oui. On dirait un Will Smith Blanc »

Les scènes Patrick/Kevin sont bien écrites, bien jouées: l’alchimie est là. On en redemande (même si secrètement on rêve aussi du retour de Richie, le beau latino. Les scénaristes comptent-ils explorer le thème du trouple?).

Il y a du mouvement du côté de chez Dominic. Après avoir enfin pu tirer un trait sur la nostalgie qu’il éprouvait vis à vis d’une relation toxique, le serveur se sent pousser des ailes et compte enfin ouvrir son propre restaurant. Problème: où trouver l’argent? En attendant de trouver une solution, rien de tel qu’une petite séance de détente au sauna. Il y fait la rencontre de Lynn, un homme d’une cinquantaine d’années (Scott Bakula, qui a pris un petit coup de vieux), fleuriste dans une rue non loin du restaurant où travaille Dominic. Dominic n’avait jamais Lynn, mais remarque que la boutique du fleuriste est une « institution » de Castro, le quartier gay de San Francisco. Réplique du fleuriste:

« Ça me donne l’impression d’être comme le Gay men’s chorus. Tout le monde les aime a priori mais personne n’a vraiment envie de les entendre chanter ».

Lynn en revanche sait parfaitement qui est Dominic, « une sorte d’institution » à part entière lui aussi. La conversation va bon train et Dominic en est agréablement surpris. Le fleuriste se rappelle d’un temps que les moins de 40 ans ne connaissent visiblement plus: une époque où l’on parlait dans les saunas, en plus du sexe… Dominic finit par partir avec un mec jeune, mais on sent qu’il est intrigué… La suite au prochain épisode.

Pendant ce temps, Agustin dit à sa patronne ce qu’il pense de son boulot – ce qui est rarement une bonne idée –  et se fait virer. Il se retrouve dans un café, à broyer du noir, quand il est sorti de ses pensées par le mec à côté de lui. La conversation à peine entamée, ce dernier est interrompu par un coup de fil, où il annonce à son interlocuteur que son tarif horaire est de 220 dollars de l’heure. Cela fait beaucoup? « Les gens aiment les barbes », nous apprend-il. Le thème de la prostitution est certes archi-rebattu par tout ce qui est fiction gay, mais pour une fois l’escort n’est pas un jeune mec beau-et-complètement-paumé, mais un trentenaire (ou pas loin de l’être) bien dans ses baskets:

« Il y en a qui sont bons avec les chiffres et qui deviennent comptables. Moi je suis nul avec les chiffres, mais je suis bon au lit… »

Agustin repart avec la carte de visite de l’escort. A-t-il trouvé son prochain job?

La bande annonce de l’épisode 4

Séries | 30.01.2014 - 19 h 42 | 3 COMMENTAIRES
Looking, épisode 2: Uncut et trop court

Le premier épisode de Looking m’avait laissé sur ma faim, le deuxième commence à me remplir un peu plus l’estomac.

Commençons par Patrick (Jonathan Groff). Après son rendez-vous raté avec le médecin odieux, il va enfin avoir un vrai rencard avec Richie le beau gosse latino qui lui a fait du rentre-dedans dans le bus. Une remarque de son désormais ex-coloc Agustin l’interpelle: si Richie (lire une interview de l’acteur) est vraiment mexicain, il n’est sans doute pas circoncis… Ce qui pour les américains, quasiment tous circoncis dès le plus jeune âge, demeure assez exotique. Comme lors du premier épisode avec le lieu de drague, c’est l’évocation de ce sujet – après une longue série de maladresses il est vrai – avec Richie qui fera capoter le rendez-vous…

Vraiment pour chipoter, on notera au passage deux petites incohérences: Patrick a l’air de s’étonner que Richie n’ait pas sa casquette sur la tête. Or à la fin de l’épisode 1, Richie ne porte déjà plus sa casquette… Donc ça ne devrait pas être une découverte. Ensuite, on voit Patrick en train de dessiner un personnage de jeu vidéo, alors qu’on nous l’a présenté comme level designer – ce qui n’est pas la même chose (m’a-t-on dit).

Dom se fait un plan cul. Scène relativement longue dont on ne voit guère l’intérêt si ce n’est la conclusion (et encore): « je suis idiot de penser que tirer un coup allait résoudre tous mes problèmes ». La confrontation avec son ex se révèle plus captivante en revanche. D’abord surpris par le ton tout mielleux du mec qu’il n’avait pas vu depuis plusieurs années, il se rend compte en discutant avec sa coloc qu’il s’est fait avoir. La gentillesse et la contrition apparente ne sont que l’autre face du pervers narcissique.

La grande affaire d’Agustin dans cet épisode, c’est son emménagement chez Franck. Le « Agustin & Patrick Forever » sur la cheminée est un peu too much, mais passons. Après quelques scènes Agustin-Patrick-Dom où l’on commence à percevoir l’alchimie entre les personnages, on assiste à son installation chez Franck. Une installation « normale », avec une soirée « normale » devant la télé. On ne peut pas faire un plan à 3 tous les jours…

Petit à petit les éléments se mettent en place pour que l’histoire décolle… Une petite frustration tout de même: le format est bien trop court.

 

Séries | 21.01.2014 - 14 h 22 | 5 COMMENTAIRES
« Looking », épisode 1: les gays « normaux » n’ont rien d’exceptionnel?

HBO a diffusé dimanche soir le premier épisode de Looking. Réalisée et co-produite par Andrew Haigh, à qui l’on doit le film Week-end, la série veut dépeindre les tranches de vie de trois amis gays vivant à San Francisco. Évacuons rapidement les comparaisons avec les autres séries. Looking n’est ni le nouveau Queer as folk, ni le nouveau Sex and city, ni la version gay de Girls. Ou elle est à la fois tout cela. Peu importe, en fin de ce compte. C’est une série de son temps, point.

Le première épisode démarre sur une scène où Patrick (Jonathan Groff) se retrouve sur un lieu de drague en plein air. On comprend vite qu’il n’est pas un habitué des us et coutumes du lieu. La scène en rappelle une autre: celle de Torch Song Trilogy où le personnage principal, Arnold, fait un tour dans la backroom du Stud, en essayant maladroitement d’engager la conversation avec tous les mecs qu’il croise. Conclusion: Patrick sera le gay « romantique » de la série.

Ses deux autres amis se nomment Agustin et Dom. Le premier est un artiste dont le couple est en train d’évoluer (il propose à son mec d’emménager avec lui), le second est un serveur moustachu, qui a couché avec le tout San Francisco mais qui commence à se dire qu’il serait peut-être temps de passer à autre chose.

LE RENCARD EST UN FIASCO
Utilisateur des sites de drague, Patrick y a repéré un mec qui lui plaît.  Le rencard est un fiasco. Le type prend ombrage de l’épisode de lieu de drague et du fait que la plus longue relation de Patrick n’ait pas dépassé les 6 mois (alors que lui en a eu une de 5 ans). Patrick rejoint donc Dom à la fête de mariage de son ex (!) totalement déprimé. Ceux qui avaient vu la bande annonce savaient qu’il allait faire une rencontre dans le bus et c’est bien ce qui se produit. Le très sexy Richie lui fait un rentre dedans pas possible et « Paddy », même s’il confie plus tard que le garçon n’est pas son type, n’y est pas insensible…

Pendant ce temps-là, Agustin fait un plan à 3 avec son copain et un mec qui bosse sur le même chantier que lui. Une expérience de plus qui montre que son couple évolue doucement et sûrement, mais vers quoi? Dom, lui se prend un vent par un collègue, et malgré les conseils de sa coloc qui le supplie de ne pas reprendre contact avec son ex, finit par craquer.

Contrairement aux filles de Girls qui ont plutôt la vingtaine, ceux de Looking tournent plutôt autour de la trentaine. Patrick s’apprête à y entrer, Agustin semble bien dedans et Dom ne va pas tarder à passer à la décennie suivante. Les enjeux ne sont pas les mêmes. Plutôt que de vivre et de réfléchir après, les personnages commencent à faire l’inverse. Pour le meilleur ou le moins bon…

« COMME LES AUTRES »
Dans Out, Andrew Haigh confie qu’il n’a pas voulu enchaîner blague sur blague dans les dialogues. « Parfois les personnages sont drôles, parfois ils le sont moins ». Dans le droit fil de Weekend, il y a dans cette série clairement une volonté de montrer que les gays sont « comme les autres », par opposition au personnage principal de Queer as folk, par exemple, qui pouvait sembler un peu caricatural.

Le problème des personnages « normaux » est qu’ils peuvent être vite ennuyeux. Fait-on une bonne série avec du « comme les autres », d’ailleurs? Cela risque en tout cas d’être le principal problème de Looking. Même si Paddy est ses amis ne sont pas des caricatures, ils n’en sont pas moins assez marqués et rien de ce qui leur arrive n’est vraiment surprenant. Ce n’est pas qu’on s’ennuie, mais il s’en faut de peu. Ce qui est un peu gênant dans un format aussi court (les épisodes font 26 minutes).

Premier épisode pas inintéressant donc, mais espérons tout de même que la suite sera un peu plus palpitante…

 

 

 

 

Séries | 13.01.2014 - 11 h 37 | 5 COMMENTAIRES
Game of Thrones saison 4: première bande-annonce

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Le premier épisode de la saison 4 de Game of Thrones sera diffusé le 6 avril prochain sur la chaîne américaine HBO. En attendant, voici la première bande-annonce. L’occasion de découvrir notamment Oberyn Martell, alias la Vipère Rouge, quelques images de l’attaque du Mur, ou, plus anecdotique, la nouvelle coupe de cheveux de Jaime Lannister, etc.

La saison 3 s’arrêtait aux deux tiers du troisième livre. Cette nouvelle saison devrait marquer une émancipation supplémentaire du format livresque (le 4ème, A Feast For Crows, ne présente qu’une moitié des personnages – les autres étant évoqués dans la première moitié du 5è).

Séries | 24.09.2013 - 11 h 01 | 3 COMMENTAIRES
Au revoir, Dexter

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Dexter s’est donc achevée dimanche soir aux Etats-Unis, au terme de sa huitième saison. Comme beaucoup (Lire Dexter s’en va, bon débarras), je suis plutôt soulagé que la série soit terminée. Dans ses premières saisons Dexter avait tous les ingrédients d’une grande série: ambiance étouffante, intrigue dense, cast génial (Michael C. Hall et Jennifer Carpenter en tête, sans oublier Julie Benz en gentille mère blessée par la vie). Avec en toile de fond cette ambiguïté permanente: Dexter est-il monstrueux ou humain?

Puis les scénaristes ont fini par tourner en rond. J’ai lu ici et là que la quatrième saison, avec son finale choc, aurait dû être la dernière. Je suis globalement d’accord, même si j’avais bien aimé la cinquième (celle de Lumen, chronique ici Dexter, saison 5) . Trop d’errances, trop d’incohérences, trop de revirements invraisemblables, trop de nawak (la palme pour le passage où Debra pense qu’elle est en fait « amoureuse » de Dexter) ont ensuite parsemé les années suivantes.

Mais j’ai continué à regarder, par fidélité, et parce que de temps à autre quelques étincelles pouvaient rappeler la grandeur passée (à l’image du finale de la saison 7). Cette saison 8 était annoncée à l’avance comme la dernière. Un baroud d’honneur? Même pas… Les quelques personnages intéressants ou ceux qui auraient pu l’être, comme le Dr Vogel, interprétée par l’excellente Charlotte Rampling, ont été vite soit abandonnés soit désamorcés.

Même le finale s’est révélé décevant.

Michael C. Hall avait prévenu il y a longtemps déjà: Dexter n’est pas le genre de personnage qui a droit à un happy end. Ca se défend tout à fait et d’happy end nous n’avons donc pas eu. Mais il s’en est fallu de peu. Comme à son habitude Dexter parvenait à se tirer de toutes les situations. Alors ils ont tué Debra. A la fois trop facile et trop gros pour être le choc que les scénaristes ont sans doute voulu. Dans cette dernière saison, la sœur de Dexter n’était déjà plus que l’ombre d’elle-même. Alors à quoi bon? Puis vient le moment où Dexter décide qu’il a ruiné suffisamment de vies comme ça et emmène son bateau dans l’ouragan qui s’apprête à toucher Miami. Pour un être comme Dexter, il n’y a pas 36 scénarios possible: soit il était arrêté, soit tué soit il se suicidait. Le suicide semblait assez logique. Eh bien, on ne sait comment, mais Dexter survit à l’ouragan et reprend une vie – vraisemblablement malheureuse – loin de son fils, laissé avec sa compagne en Argentine. Pour les showrunners, qui défendent leurs choix dans cette interview, il s’agissait d’illustrer une espèce de prison émotionnelle dans laquelle Dexter se serait auto-enfermé. Meilleure idée sur le papier qu’à l’écran visiblement.

Le pire est sans doute qu’à ce stade-là ce qui peut arriver à Dexter, on s’en fout. Dommage d’en être arrivé là. Gardons tout de même en tête à quel point cette série a pu être fabuleuse – ce qui n’est pas donné à toutes – et, allez, sans rancune, au revoir Dexter.

Et un au revoir particulier à Michael C. Hall, que je suis depuis maintenant treize ans, d’abord dans Six Feet Under puis dans cette série. Grand acteur.

Post publié initialement sur XavierHeraud.com

Séries | 30.08.2012 - 10 h 24 | 7 COMMENTAIRES
True Blood saison 5, le bilan

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Le mois d’août s’achève et la 5ème saison de True Blood avec lui. Comme souvent avec la série d’Alan Ball, certains ont adoré, d’autres ont détesté. Force est de constater que la série a conservé les ingrédients qui ont fait son succès: l’excès, de sexe, de sang, le n’importe quoi, la cohérence très relative du scénario, l’humour noir… En créant True Blood, le créateur de Six Feet Under voulait faire de la « télé pop-corn », un pur divertissement pour adultes… Mission accomplie.

Petit bilan personnel de cette 5ème saison, placée sous le signe de la religion côté vampires, avec Lilith en déesse destructrice. Attention spoilers…

Les réussites

1. Le retour de Russell Edgington

Grand méchant de la saison 3, le vampire gay vieux de 3000 ans – il a rencontré Jésus, « un hippie qui sentait trop le patchouli », a passé toute la saison 4 coulé dans une dalle de béton. Son évasion était l’un des cliffhangers pour la saison 5… Nous avons donc eu droit au retour cette année du génial Denis O’Hare. Et ce dernier n’a pas déçu. Tour à tour goguenard, faux-cul ou carrément flippant (sur cet aspect je pense à sa tirade « Je veux le soleil »), son personnage a fait le show pendant tous les épisodes où il a été présent. Les producteurs vont avoir du mal à retrouver un méchant aussi fabuleux. Pour se consoler, on peut toujours revoir la scène légendaire où il arrache la colonne vertébrale d’un présentateur télé en direct et fait un discours où il promet aux humains de venir les manger « après avoir mangé [leurs] enfants] (Episode 9, saison 3).

2. La relation Pam / Tara

Entre les histoires lesbiennes pas très crédibles qu’on lui inventait et ses jérémiades à propos de son boyfriend de la saison 2, Eggs (magnifique, il est vrai), le personnage de Tara commençait sérieusement à tourner en rond. Sa transformation en vampire par Pam (excellente Kristin Bauer) puis la relation entre ces deux forts caractères pendant tout le reste de la saison ont fonctionné à merveille. Le parallèle avec la relation Pam / Eric était particulièrement réussi, et à vrai dire assez émouvant.

 3. Lafayette

Malgré une intrigue ratée cette saison, Lafayette reste l’un des personnages les plus attachants de la série, avec son caractère mi-folle mi-butch et ses tenues toujours aussi… fabuleuses.

4. Le casting de la Haute Autorité des Vampires.

Mention particulière au casting de la Haute Autorité des Vampires. Chris Meloni en Gardien, Valentina Cervi en Salomé, Carolyn Hennessy en chancelière Harris ou Tina Majorino en Molly, la vampire geekette qui a inventé les iPieux (ci-dessous) ont tous fait un excellent boulot. Seule Lucy Griffiths, qui incarne Nora, est un peu plus transparente.

Les ratages

1. Terry Bellefleur et son Ifrit

Sans conteste l’intrigue la plus nase de toute la saison. Lorsqu’il était soldat en Irak, Terry a vécu un événement traumatique. Un soir alors qu’ils pensent être seuls, les soldats de sa compagnie se mettent à boire à et à prendre des produits sur un lieu de culte. Des civils débarquent et marquent leur réprobation devant ce manque de respect. Puis un sniper se met à tirer. Cela finit en massacre. Le supérieur de Terry lui ordonne notamment d’achever une vieille femme. Avant de mourir, celle-ci maudit les deux hommes. La malédiction prend la forme d’un monstre de feu, un « Ifrit », sorte de cousin germain du monstre de fumée de Lost, qui plusieurs années plus tard vient réclamer son dû. De loin l’intrigue la plus ridicule de la saison. Ridicule voire assez limite, selon certains.

2. Bill

Du vampire romantique qui refuse d’abandonner sa part humaine au manipulateur, puis à l’illuminé et maintenant peut-être au fantôme psychopathe, l’évolution du personnage de Bill laisse assez sceptique. Et l’ex de Sookie est devenu totalement insupportable. Dommage, son tandem avec Eric en début de saison était prometteur…

Quelques scènes marquantes

  • La vieille fée qui se présente à Sookie en dansant et qui parle par énigmes, comme « Boyz’II men, pour ou contre? »
  • La scène de l’accouchement de la fée, avec Andy, la serveuse Holly, Arlene, Lafayette et une citoyenne de Bon Temps totalement ivre. Totalement nawak et absolument hilarant.
  • La mort de la chancelière Rosalyn Harris par ingestion de Sam alors qu’il s’est changé en mouche (avant de se changer à nouveau en humain une fois dans la bouche de la vampire). La mort la plus graphique de cette saison.
  • Les adieux de Hoyt, qui demande à Jessica de lui effacer tout souvenir d’elle et de Jason. On en aurait presque écrasé une petite larme.

Et Sookie dans tout ça?

Sookie reste égale à elle-même, naïve, agaçante et un brin manipulatrice. Même si elle reste très présente, elle n’est plus au centre de l’attention des autres. Bill et Eric se sont désintéressés, Alcide a fini par lâcher l’affaire, Tara s’est détournée d’elle…. Il n’y a guère que Jason et ses ami-e-s fées qui y prêtent encore attention. Toutefois, la venue annoncée dans la saison 6 du vampire Warlow, à qui elle a été promise par l’un de ses ancêtres, devrait la replacer au centre des événements.

Pour finir, True Blood ne serait pas True Blood sans…

Les fesses de Ryan Kwanten et Joe Manganiello, alias Jason et Alcide… Et de ce côté-là les scénaristes nous ont gâtés.

Gifs pris sur True Blood Gifs