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MON BLOG PERSO
Et pas celui d'un autre, par Xavier Héraud
Séries | 01.03.2014 - 12 h 30 | 0 COMMENTAIRES
Looking, épisode 6: 40 ans

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« Tu sais qu’à 40 ans, Grindr t’envoie un certificat de décès par mail? » Dom n’échappe pas au sport national gay: de se plaindre de son âge dès que l’on a passé les 23 ans et demi.  Notre barman moustachu tente bien de faire bonne figure, mais pour lui qui, de l’aveu général, est plutôt habitué à coucher avec des mecs de « la moitié de son âge », la pilule a un peu de mal à passer… Lynn, qui a déjà sauté l’obstacle décennal suivant, lui dit gentil de se détendre et de s’amuser, au lieu de se plaindre.

Si Dom est chez Lynn, c’est qu’il doit rencontrer des investisseurs potentiels pour son restaurant. Avant de parler business, ces derniers, un couple gay un peu âgé, se remémorent une anecdote avec Mama José, alias José Sarria, récemment disparu. Dom a le malheur de dire que « Mama José » sonne comme un vieux boui-boui de tacos. Il se prend un scud en retour: « C’était une vétérane de la seconde guerre mondiale, elle a bien mérité de choisir comment on devait l’appeler. » Bim. Dom semble en tout cas très à son aise avec Lynn. A tel point que Doris lui fait remarquer plus tard qu’il a l’air béat d’une femme enceinte. « Tu sais que les gays peuvent être amis sans coucher ensemble? », lui fait remarquer Dom. Elle semble au courant.

Pendant ce temps-là, Patrick et Richie font la popotte et se retrouvent confrontés au moment délicat où l’on doit décider quand de « célibataires » on passe à « en couple ». Patrick évoque de la fête d’anniversaire de Dom et prévient Richie que ses amis se comporteront peut-être de manière bizarre, étant donné que c’est la première qu’il leur présente un boyfriend. « Qui a dit que j’étais ton boyfriend? », rétorque Richie, un brin cruel. Oups. Mais c’était pour blaguer, lol. Et le lendemain matin, Richie lui offre un « scapulario » à 4 dollars en guise de cadeau de boyfriend.

Agustin, lui, commence à examiner les photos qu’il a prise en suivant CJ, le travailleur du sexe. Il n’est pas très content de lui. Franck essaie de le rassurer mais glisse malencontreusement qu’il trouve CJ « hot ». Agustin prend la mouche instantanément et laisse ce pauvre Franck, qui voulait bien faire, déconfit. Note pour plus tard: quand un artiste vous montrer son travail, toujours opiner du chef en disant que c’est bien et surtout rester dans des termes très vagues.

Tout ce beau monde se retrouve au Dolores Park, dont la population rappelle celle qu’on peut trouver un dimanche d’été aux Buttes Chaumont… Agustin et Richie s’écharpent vite et ça ne va pas s’arranger. Petite discussion ensuite sur l’annonce de messagerie de Patrick, que tout le monde s’accorde à trouver très gay, à l’exception d’Agustin:

« Agustin: Ta messagerie n’est pas gay.

Patrick. Merci.

Agustin: De rien. C’est juste qu’il passe son temps à faire semblant d’être super actif comme si c’était comme ça que tout le monde doit être.

Richie: Qui dit qu’il fait semblant?

Tout le monde: Oooooh! »

Peine perdue. Richie conclue d’un « je trouve que ta voix gay est très sexy ». Et Patrick de se lancer dans un petit numéro très embarrassant où il se met à faire la folle. Embarrassant non pas parce qu’il fait la folle, mais qu’il semble mal à l’aise avec ça. Preuve qu’une fois de plus Looking touche assez juste, tant cette question du viril/non viril est prégnante dans la communauté.

C’est à ce moment que surgit à nouveau, Kevin le boss de Patrick (Russell Tovey), qui en profite pour lui présenter son mec, un grand gars baraqué. Mauvaise nouvelle, ce dernier vient vivre à San Francisco de manière permanente. Patrick a le plus grand mal à cacher sa gêne. Il est vite rejoint par Richie et le sentiment de gêne ne s’améliore pas. C’est la première rencontre Richie-Kevin, et notre petit doigt nous dit qu’il y en aura d’autres et qu’elles ne seront pas toujours aussi cordiales.

Retour à l’anniversaire de Dom. Il reçoit des fleurs de Lynn. Doris jubile. Patrick demande à Agustin ce qu’il pense de Richie et la réponse n’est pas très  plaisante. Pour lui, Patrick utilise ce « pauvre garçon » pour prouver quelque chose à ses amis. Richie entend la fin de la conversation et vient demander des comptes. Patrick et Richie s’en vont, fâchés avec Agustin. Un peu plus tard, Richie fait sérieusement la gueule et se demande si Patrick n’a pas honte de lui. « Pato » sort l’arme ultime: « tu veux m’accompagner au mariage de ma sœur? » Cela manque de se retourner contre lui, mais ça passe. Pour le moment. La dernière image que l’on voit de lui le montre nu devant un miroir, interrogatif.

Karma is a bitch et Agustin l’apprend à ses dépens. Il a voulu présenter CJ à son mec. Et les deux connectent instantanément. Si bien qu’ils se retrouvent à faire un plan à trois qui devient vite un plan à 2 entre CJ et Franck, avec Agustin relégué au rôle de spectateur. Il voulait de l’intimité… il est servi.

Retour chez Lynn. Les investisseurs ne sont pas intéressés, alors Lynn proposent à Dom qu’ils y aillent « tous les deux ». Subjugué, Dom embrasse son futur associé, qui le repousse gentiment, au prétexte qu’on ne mélange pas business et sexe. Mais combien de temps vont-ils tenir? L’évolution du personnage de Dominic est une belle surprise de Looking. Le personnage du Dom Juan, qui en vieillissant, pouvait sembler un brin convenu, mais l’intrigue qui le confronte à un homme plus âgé que lui est bien pensée.

Le trailer du 7è épisode:

http://www.youtube.com/watch?v=sQVUblPHy3g

 

 

Séries | 21.02.2014 - 19 h 14 | 0 COMMENTAIRES
Looking, épisode 5: Chaque jour est comme un dimanche (ou devrait l’être)

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« Les épisodes de Looking sont comme de petit films indépendants d’une demie-heure », a récemment déclaré Michael Lannan, l’un des producteurs de la série. C’est particulièrement vrai pour ce cinquième épisode, véritable Weekend bis. Et pour cause, c’est Andrew Haigh, le réalisateur de Weekend, qui l’a entièrement écrit. Pour cet épisode, exit les seconds rôles, Agustin, Dom, etc. On n’y voit que Patrick et Richie et les premiers moments de leur relation.

Les amants se réveillent chez Richie, qui a un appartement un peu pourri, mais que Patrick dit (ou feint d’) adorer. Ce dernier tente d’aller au boulot – on a droit à un plan furtif sur ses fesses, mais Richie lui fait d’abord le coup de « je chante nu en m’accompagnant à la basse », puis « je suis trop excité, tu ne peux pas me laisser comme ça ». Patrick cède dans un premier temps, puis fini par mettre les voiles, avant de rebrousser chemin quelques mètres plus loin. Au diable le boulot, au diable son patron maqué qui flirte avec lui, vive l’amour.

Richie accueille ce retour avec enthousiasme et gratifie notre « level designer » d’une petite gâterie. Une gâterie qui va jusqu’au bout puisqu’à la surprise de Patrick, Richie « avale ». S’ensuit une petite discussions sur le sujet. « As-tu mangé de l’ananas hier? Parce que je sens toujours ton… « , s’enquiert ce petit coquin de Richie.

Plus sérieusement, Patrick ne trouve pas ça très safe. Richie a peur d’être pris pour un « puto », une salope qui avale tout ce qui passe… Les deux évoquent ensuite brièvement le VIH. L’ex de Richie était séropo, donc il sait gérer ce genre de chose, contrairement à Patrick qui se dit assez flippé.

Petite balade dans la rue. Patrick appelle le boulot pour dire qu’il ne viendra définitivement pas. Richie l’emmène dans un endroit surprise. Avant la surprise, petit détour par le planetarium. Après avoir partagé quelques souvenirs d’enfance, Richie évoque le moment qu’ils sont en train de vivre avec cette phrase définitive: « C’est comme la fois où Ross a emmené Rachel pour un rencard ».

PATRICK EST ACTIF
La question cruciale de savoir qui fait Rachel et qui fait Ross mène à la discussion actif / passif, finalement rarement abordée à l’écran, en tout cas pas avec cette finesse. Si vous vous posiez la question, les scénaristes vous le révèlent enfin: Patrick est actif! Richie, qui s’en contente a priori (même s’il avait imaginé le contraire), aimerait tout de même bien le faire passer à la casserole. Et pour ce faire, tous les coups sont permis, y compris la culpabilisation, en suggérant l’idée que Patrick puisse avoir « la honte du passif ».

Extraits de ce dialogue savoureux:

« C’était un peu une surprise pour être honnête.

– Mon dieu, pourquoi tout le monde pense ça? C’est quoi le truc avec mon cul qui hrule le fait que j’ai envie de me faire baiser?

– Pas besoin d’avoir honte.

– Je n’ai pas honte!

– Ok. Il n’y aucun problème avec le fait de ne pas être branché par ça.

– Ce n’est pas que je ne suis pas branché par ça, c’est juste que je n’aime pas vraiment ça. C’est un peu étrange.

– Etrange comment?

– Ca peut rentrer. Mais dès que c’est à l’intérieur je pense « sors la, sors la, SORS la! »

– Tu penses que tu serais gêné si tes parents pensent que tu es passif?

– Non… Ok peut-être un peu.

– Tu as la honte du passif. »

Et Richie de se lancer dans un bref plaidoyer pour la versatilité, tout en reconnaissant qu’habituellement « il est plutôt Rachel ». Nouvelle balade. Cette fois, les deux amants abordent la question du mariage et des enfants. En passant, l’air de rien, Richie attrape le petit doigt de Patrick… et les deux continuent la balade en se tenant la main.

Petite parenthèse: le site gay Queerty a enquêté sur le sujet de la « honte du passif » (“Looking” Opens Our Minds—And Other Body Parts—To The Subject of “Anal Shame”). Fin de la parenthèse.

Ils arrivent sur le lieu surprise. Un très bel endroit, avec une vue magnifique sur l’océan. Puis Richie parle de sa « senora », sa voyante. Patrick se moque, mais Richie dit que ça l’aide… Ils s’y rendent tous les deux, mais s’aperçoivent finalement que Patrick ne parlant pas espagnol, la consultation risque d’être compliquée.

Dernière séquence au lit. Patrick explique à Richie qu’il aimerait bien être passif avec lui… « mais pas aujourd’hui ». Comme on dit, les promesses n’engagent que ceux qui les croient… Richie sera donc Rachel pour encore au moins une nuit (et probablement beaucoup d’autres). Le latino sort une capote et la lance au visage de Patrick. Qui rit. Cut sur le générique avec Everyday is like sunday, de Morrissey, en fond sonore.

Dans la chanson de l’ancien chanteur des Smiths les « sunday » sont « silent and gray ». Tout le contraire de cet excellent épisode.

Séries | 14.02.2014 - 18 h 33 | 1 COMMENTAIRES
Looking, épisode 4: le pouvoir du gilet en cuir

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La température monte doucement mais sûrement entre Patrick et son boss Kevin (Russell Tovey, parfait). Au début de l’épisode, ils sont seuls, un dimanche, au bureau. Ils testent un jeu. Kevin n’est pas satisfait du jeu et veut annuler la présentation prévue pour le lendemain. Patrick lui dit qu’on doit pouvoir faire quelque chose.

Dehors aussi, la température monte. C’est la Folsom Street Fair, la célèbre fête du cuir de San Francisco. Entre les deux, le flirt se fait un peu plus poussé, comme en témoigne ce dialogue:

« Patrick:  – J’ai toujours eu un faible pour les vieux mecs qui se masturbent dans des chaps sans cul.

Kevin: – Je suis sûr que tu as des chaps sans cul dans ton placard.

– Peut-être que oui et peut-être… que oui. »

Puis Kevin se confie un peu sur sa vie de couple. Cela fait deux ans qu’il est avec son mec… et quand on parle du loup, ce dernier passe un coup de fil. Kevin doit aller le rejoindre et laisse Patrick en plan, mais pas avant que l’on ait compris que le boyfriend est potentiellement relou  et que du coup il y aurait peut-être moyen de moyenner…

LE GILET EN CUIR
Patrick en profite pour rejoindre Agustin, la coloc de Dom et un ami geek, Hugo. Ils font un détour par la case boutique de fringues cuir, histoire de se mettre au goût du jour. Patrick n’est pas très partant pour enfiler un gilet en cuir, il accepte ensuite de le mettre par dessus son polo – hello?! – et ensuite sans t-shirt. Et il fait drôlement bien. Jonathan Groff n’a pas lésiné sur les pecs à la salle de sport. Autant que ça se voie.

Agustin entraîne Patrick vers le stand Rentboy.com pour y revoir CJ, le travailleur du sexe rencontré au café. Ce dernier signe des autographes. Agustin lui propose d’aller prendre un verre. CJ accepte à condition qu’on lui payer à manger. Il n’y a pas de petit profit, même à 220 dollars de l’heure. Agustin lui fait part de son projet artistique: le suivre pour comprendre ce qui se joue avec ses clients. « Es-tu sûr que tu ne veux pas juste me baiser », lui rétorque l’autre. Agustin en fait des caisses pour le convaincre et va même jusqu’à manger le bout de viande que lui tend sa muse potentielle, alors qu’il est végétarien. Pas impressionné, CJ conclut devant un Agustin dépité: « mon tarif est de 220 dollars de l’heure (au cas où on ne l’aurait pas encore compris), qu’on baise ou pas. » Aucune sensibilité artistique, ce garçon.

Agustin et Patrick lèvent le camp. Le bout de viande ingurgité a visiblement des effets dévastateurs sur les intestins du latino et ils sont obligés de se rabattre en urgence sur le bureau du boulot de Patrick. S’ensuit une petite séance aux toilettes dont je vous fais grâce.

INTIMITÉ
Ils reparlent du projet artistique d’Agustin. Ce que fait CJ relève de l’intimité pour l’artiste. Patrick se montre sceptique. Il se prend un ou deux scuds en retour. Il ne connaît rien à l’intimité, n’a jamais eu un copain plus de 6 mois et a une relation imaginaire avec son boss:

« Tu peux flirter avec lui au bureau et lui il peut rentrer à la maison avec son mec. »

Patrick encaisse.

Ils sont rejoints par Hugo et la coloc de Dom (dont j’oublie toujours le nom) qui lance un « Oh my god » toutes les deux répliques. Trop regardé la Revanche d’une blonde? Evidemment, Kevin fait un retour inopiné, qui met Patrick, toujours vêtu de son gilet en cuir, dans l’embarras. Comme d’habitude, Kevin se délecte de cette gêne et sans aucun doute de ce qu’il peut apercevoir du torse de son employé.

PERI-PERI-RATEAU
Pendant ce temps-là, Dom fait un tour chez le fleuriste. Il veut revoir Lynn, le mec de 50 ans et des poussières qu’il a rencontré au sauna. Il tombe sur l’associé bitchy de Lynn, qui lui fait savoir 1) que Lynn a l’air plus jeune que lui mais ne l’est pas. 2) que Lynn est célibataire. 3) que Lynn est libre pour déjeuner. Dom et Lynn vont déjeuner. Dom raconte son enfance dans le restaurant de son père, qui faisait un délicieux poulet Peri-Peri. Comme beaucoup de téléspectateurs, Lynn n’a jamais entendu parler de poulet Peri-Peri. C’est une spécialité portugaise (et africaine, selon Google). BREF. Dom explique à Lynn qu’il voulait le voir pour lui demander des conseils business. Le fleuriste fait le mec blessé mais dit qu’il plaisante – mais il est peut-être blessé quand même. Toujours est-il que Lynn promet de lui filer un coup de main. Au moment de se quitter, Dom lui demande ce qu’il fait ce soir:

« On pourrait être juste toi et moi et du poulet Peri-Peri »

Insensible à une perspective si alléchante, Lynn lui demande ce qu’il fait, lui rappelle qu’il (Dom) n’est pas intéressé et lui dit qu’il jettera un œil à son business plan, pouint barre. Bim un rateau dans les dents du serveur moustachu. Pour autant, la question reste entière. Dom se laisse-t-il séduire par le fleuriste? Est-il opportuniste? Les deux? Réponse dans les épisodes suivants.

Retour au bureau pour Patrick et Kevin. Le flirt continue mais Kevin va trop loin (parler de son mec au garçon que l’on veut mettre dans son lit n’est généralement pas une bonne idée). Patrick met brutalement fin aux échanges et s’esquive le plus vite possible.

Il retrouve Agustin, Franck et les autres (mais pas Dom) dans un club. Et, merci aux scénaristes, il a remis son petit gilet en cuir. Tout le monde va danser quand Patrick s’arrête net. Il aperçoit un peu plus loin Richie, le beau latino qui l’avait séduit dans le bus et avec qui ça avait mal tourné (voir épisode 2). Richie est en débardeur et il a sa casquette. Le coefficient de sexyness est donc au top. Encouragé par Franck, Patrick va s’excuser, et lui dit qu’il n’était pas lui-même le dernier soir où ils se sont vus. Est-ce l’effet du gilet en cuir? Richie finit par arrêter de faire la gueule et on termine l’épisode sur une image de Patrick et Richie qui dansent langoureusement l’un tout près de l’autre.

Kevin n’a qu’à bien se tenir.

Séries | 07.02.2014 - 17 h 32 | 1 COMMENTAIRES
Looking, épisode 3: « On dirait un Will Smith Blanc »

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C’est dans ce troisième épisode que Russell Tovey, annoncé comme l’une des stars de la série, entre en scène. Il interprète Kevin, le nouveau boss de Patrick, que ce dernier drague avec sa maladresse coutumière, avant de comprendre à qui il a à faire. Le personnage de Russell Tovey a l’air aussi sûr de lui et cool que celui de Jonathan Groff est emprunté. La différence avec les précédents mecs que Patrick a rencontré, c’est que Kevin comprend qu’il s’agit juste de maladresse, et s’en amuse. Comme en témoigne la scène où Kévin épluche devant le level designer son historique de navigateur et prend un malin plaisir à relever les sites de rencontres qui y apparaissent.

Un peu plus tard, Patrick montre à Agustin une photo de Kevin:

« – Tu coucherais avec lui?

– Oui

– Vraiment? Avec ces oreilles? Ses oreilles sont grandes!

– Oui. On dirait un Will Smith Blanc »

Les scènes Patrick/Kevin sont bien écrites, bien jouées: l’alchimie est là. On en redemande (même si secrètement on rêve aussi du retour de Richie, le beau latino. Les scénaristes comptent-ils explorer le thème du trouple?).

Il y a du mouvement du côté de chez Dominic. Après avoir enfin pu tirer un trait sur la nostalgie qu’il éprouvait vis à vis d’une relation toxique, le serveur se sent pousser des ailes et compte enfin ouvrir son propre restaurant. Problème: où trouver l’argent? En attendant de trouver une solution, rien de tel qu’une petite séance de détente au sauna. Il y fait la rencontre de Lynn, un homme d’une cinquantaine d’années (Scott Bakula, qui a pris un petit coup de vieux), fleuriste dans une rue non loin du restaurant où travaille Dominic. Dominic n’avait jamais Lynn, mais remarque que la boutique du fleuriste est une « institution » de Castro, le quartier gay de San Francisco. Réplique du fleuriste:

« Ça me donne l’impression d’être comme le Gay men’s chorus. Tout le monde les aime a priori mais personne n’a vraiment envie de les entendre chanter ».

Lynn en revanche sait parfaitement qui est Dominic, « une sorte d’institution » à part entière lui aussi. La conversation va bon train et Dominic en est agréablement surpris. Le fleuriste se rappelle d’un temps que les moins de 40 ans ne connaissent visiblement plus: une époque où l’on parlait dans les saunas, en plus du sexe… Dominic finit par partir avec un mec jeune, mais on sent qu’il est intrigué… La suite au prochain épisode.

Pendant ce temps, Agustin dit à sa patronne ce qu’il pense de son boulot – ce qui est rarement une bonne idée –  et se fait virer. Il se retrouve dans un café, à broyer du noir, quand il est sorti de ses pensées par le mec à côté de lui. La conversation à peine entamée, ce dernier est interrompu par un coup de fil, où il annonce à son interlocuteur que son tarif horaire est de 220 dollars de l’heure. Cela fait beaucoup? « Les gens aiment les barbes », nous apprend-il. Le thème de la prostitution est certes archi-rebattu par tout ce qui est fiction gay, mais pour une fois l’escort n’est pas un jeune mec beau-et-complètement-paumé, mais un trentenaire (ou pas loin de l’être) bien dans ses baskets:

« Il y en a qui sont bons avec les chiffres et qui deviennent comptables. Moi je suis nul avec les chiffres, mais je suis bon au lit… »

Agustin repart avec la carte de visite de l’escort. A-t-il trouvé son prochain job?

La bande annonce de l’épisode 4