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MON BLOG PERSO
Et pas celui d'un autre, par Xavier Héraud
Séries | 13.05.2016 - 11 h 04 | 1 COMMENTAIRES
Goodbye The Good Wife

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The Good Wife, c’est fini… Bien sûr, pour moi Six Feet Under, Les Sopranos, The West Wing et The Wire restent indétrônables… Mais The Good Wife occupe une place particulière dans mon panthéon des séries personnel.

Pour une raison simple: c’était la série qui m’a fait du bien, 22 lundi soir par an, pendant 7 ans. Je suis d’accord avec beaucoup des points soulevés par cet article sur Serial Critics. Trop souvent lors des deux ou trois dernières saisons, les scénaristes ont donné l’impression qu’ils naviguaient à vue, ne sachant pas trop comment conclure certaines intrigues ou quoi faire de certains personnages. A cet égard, le personnage génial de Kalinda (Archie Panjabi) représente sans doute le plus gros gâchis de toute la série. Dès que son lien avec le personnage principal Alicia Florrick a été brisé, Kalinda a erré d’enquête en enquête sans jamais trouver une raison d’être (pour celles et ceux qui veulent savoir ce qu’est devenue Kalinda: un peu de fan fiction). Mais je crois comprendre que l’inimitié entre Archie Panjabi et Julianna Margulies y est pour beaucoup…

Au final, la force principale de la saga restera bien la géniale galerie de personnages qui la composait, interprétés par un cast brillant. Cela vaut autant pour les rôles principaux (Margulies/ Alicia Florrick, Diane Lockhart par Christine Baranski, etc.) que les rôles secondaires ou les guests. Je pense notamment aux avocats ou aux juges qui revenaient régulièrement (Louis Canning par Michael J. Fox, Elsbeth Tascioni par Carrie Preston, le juge Abernathy par Denis O’Hare et bien d’autres). La juge la plus mémorable reste peut-être l’Honorable Patrice Lessner, qui demandait à l’accusation et à la défense de terminer ses affirmations par l’expression « In my opinion » et ne manquait pas de réprimander ceux qui ne s’y pliaient pas.

Il y a aussi quelques épisodes extraordinaires. La mort surprise de Will Gardner bien sûr, mais aussi cet incroyable épisode qui semblait annoncer l’affaire DSK avant tout le monde. J’en oublie certainement. Dans la dernière saison, la confession d’Eli Gold à Alicia Florrick restera comme un grand moment d’émotion.

Dommage que le dernier épisode, sans doute meilleur sur le papier qu’à l’écran, soit un peu raté. C’est écrit comme un second départ alors qu’on aurait aimé une fin, une boucle qui se boucle alors qu’on aurait aimé que la boucle soit cassée une bonne fois pour toutes. The Good Wife gone bad. Peut-être un peu trop simple. Qu’importe. Après tout, là aussi, la destination compte moins que le trajet. Et le trajet été excellent, merci.